Chroniques de ma détox des sucres raffinés, jours 9 à 12. Grosse remise en question, énorme passage à vide. Et vous, ,ça vous arrive ? Qu'est-ce qui vous aide ?

Me désintoxiquer du sucre raffiné, jours 9 à 12

Début janvier,  j’ai commencé un sevrage au sucre raffiné d’un mois. Si vous voulez savoir quelles sont mes motivations, je vous propose de lire cet article. J’ai aussi créé une nouvelle catégorie sur le blog. Celle-ci regroupe tous les articles traitant de ma désintoxication (oui, oui, carrément !) au sucre raffiné. Si vous voulez lire le journal de bord en débutant par le premier jour, je vous conseille donc de cliquer ici ! Et, si ça vous intéresse, j’essaie de poster en story, sur Instagram, des photos de mes repas.

Allez ! Trève de blabla, passons au débriefing !

 

Sans sucre merci : jours 9 à 12

Mes impressions

Il y a quelques jours, je vous écrivais plutôt sûre de moi que mes envies de sucre étaient passées et que donc tout roulait. Ah ! Ah ! La bonne blague ! Depuis, j’ai l’impression d’être revenue au point de départ (jour 1, tu ne m’avais pas manqué !) sauf que je suis encore plus à cran… ô joie..

Petit coup d’œil dans le rétroviseur pour comprendre le pourquoi du comment.

Jeudi

La journée du jeudi s’est bien passée… J’étais dans ma nouvelle routine, faite de légumes, de mélanges de noix et de zéro sucre ! Au soir, une épreuve m’attendait. En effet, l’Homme avait décidé de m’emmener au restaurant : c’était mon cadeau de Noël (l’Homme sait exactement comment me faire plaisir!). Il m’a emmené dans un très (très, très, très,…) bon restaurant japonais. Ce fut une soirée superbe, nous avions pris chacun un menu et qui dit menu dit … dessert. Et je n’ai pas eu le cœur de dire non, de gâcher mon plaisir et celui de l’Homme. Puis j’en avais envie, de ce dessert ! Alors je n’ai rien dit et je me suis fait plaisir. Parce que j’aimerais que mon rapport au sucre soit celui-là : un dessert de temps à autres sans que cela pose problème. Et j’étais confiante : mes envies de sucres étaient maîtrisées…

Vendredi

Les envies de sucre, maîtrisées ?! Laissez-moi rire ! J’aurais mangé une brioche avec 3cm de pâte à tartiner si j’avais pu… Au lieu de ça, j’ai mangé une datte medjool, puis deux, puis le paquet y est passé sans que je parvienne à m’arrêter. Quand je vous dis que je ne suis pas parfaite

Ce jour-là fut une très belle journée : j’accompagnais A. dans un magasin et la secondais dans un choix crucial : celui de sa robe de mariée. Je vous laisse imaginer l’émotion ! J’avais demandé un thé à la dame s’occupant de nous, A. préférant le café… sauf que mon thé, il avait été sucré sans qu’on me demande mon avis. Cela n’a pas arrangé mes bidons comme on dit chez moi ! Envie de sucre, encore et toujours… J’ai mangé quelques chips de bananes. Je ne sais pas si ceux-ci sont « bons » ou « mauvais », par contre je sais que je n’ai pas terminé le paquet et c’est déjà ça !

Samedi

Un couple d’amis et leurs deux enfants venaient manger chez nous. La dame démarrait une semaine sans sucre et sans sel, j’avais donc une alliée. Du coup, si au matin j’avais encore envie de pâte à tartiner, le midi se passa beaucoup mieux. Des crudités à l’apéro, un wok en plat. En dessert, des pommes au four servies avec des noix concassées, un peu de cannelle et de la nice cream. Le tout sans sucres ajoutés. Ouf ! J’y étais arrivée ! On a bu du thé, on a papoté, c’était un chouette moment. Au soir, par contre, ce fut compliqué de ne pas terminer le repas avec une touche sucrée. Mais j’ai tenu bon, j’ai mangé un fruit.

Dimanche

Aujourd’hui, on se reprend. Enfin, j’aimerais bien.

Au matin, porridge à la cannelle. A midi, le reste du wok. Et cette envie de sucre lancinante. Au matin, j’aurais bien ajouté une cuiller à soupe de sucre brun à mon porridge (oui, tout ça!). Il me semblait fade et triste (moi qui vous parlait de goûts plus contrastés, mardi, on dirait que tout ceci s’est envolé). A midi, j’aurais aisément terminé le repas avec du chocolat. A quatre heure, j’aurais volontiers troqué mon demi pamplemousse avec du gâteau aux pommes que je n’ai pas fait.

Toute la journée, j’ai tourné en rond et j’étais de franchement mauvaise humeur. Car, autant, les premiers jours, dire non au sucre faisait partie du challenge, autant aujourd’hui c’était vraiment dur. Je n’ai plus l’attrait de la nouveauté pour soutenir ma volonté. Et puis, je savais que le premiers jours seraient compliqués, que je risquais d’être irritable et sans cesse affamée. Mais une fois sur ma lancée, je pensais que tout irait comme sur des roulettes et ça n’est pas le cas. Et une petite voix pas très sympa me glisse sans cesse à l’oreille que j’ai déjà assez d’interdits alimentaires alors pourquoi ajouter autant d’obstacles ?! Sincèrement, je me pose la question.

Je sais qu’il y a ces bienfaits dont je vous parlais mercredi mais bon, c’est vraiment difficile. Parlons de l’énergie, par exemple : ce grand avantage de ma détox, celui que j’avais assez rapidement pointé du doigt est toujours là. Du coup, pourquoi  continuer ? Je ne pensais pas que je paierais cet écart volontaire (et le suivant pour lequel je n’avais rien demandé) si cher… J’ai l’impression de m’être battue toute la journée et la petite voix dans ma tête me rappelle aussi que c’est un challenge que je peux abandonner à tout moment. Franchement, ce passage à vide, je ne l’ai pas vu venir et je ne pensais pas qu’il serait si difficile à gérer.

Espérons que demain sera plus facile car sinon je ne suis pas certaine de tenir le coup jusqu’à la fin du mois…